27.01.2012
ASSEMBLEE CITOYENNE CULTURE LYON CROIX-ROUSSE
Une Première Rencontre Citoyenne à Lyon sur les politiques culturelles :
C’était mardi 24 janvier dernier, à l’initiative du Collectif Front de Gauche Croix-Rousse et Lyon Centre, au local de l’association Agend’Arts (http://agendarts.free.fr/). Nous avons compté jusqu’à 40 personnes, tous avec des apports très riches qui vont exiger de nous un compte-rendu aussi précis que possible de façon à alimenter la réflexion autour du « Programme partagé ». Parmi les présentEs, des musiciens, comédiens, responsables de lieux culturels, bibliothécaires, techniciens, syndicalistes, éluEs en charge de la culture… amateurs amatrices d’arts et de spectacles ! La « mayonnaise » de l’assemblée citoyenne a pris, après une très courte présentation, des documents mis à disposition… réunion commencée à 7h40, terminée à 21h45… plus plus après autour de verres ! Ventes de programmes l’ « Humain d’abord », et rendez-vous pris le 28 février prochain pour (re)constituer un « Front de Gauche de la culture » à Lyon ! et bien sûr avant tout pour la réussite du meeting avec Jean-Luc le 7 février à Villeurbanne… c’est bien parti !
Avant le compte-rendu complet bientôt disponible sur le site du Collectif (http://frontdegauchecroixrousse.wordpress.com/ ), ci-après quelques points :
A disposition de l’assemblée, on pouvait trouver :
- l’Appel national « l’émancipation de l’être humain est un projet global »
- un document d’ouverture des débats (forme 4 pages, ou agrafé) intitulé « Art Culture Information, une nouvelle ambition politique »
- le programme populaire partagé : « L’humain d’abord »
Nawel introduit l’assemblée, en insistant sur l’approche horizontale de la culture par le FdG, par opposition à une approche descendante qui instaurerait une vision uniforme, hiérarchisée et officielle de la Culture avec son grand « C ». Elle conclue par un appel : « faire de l’imaginaire un impératif politique ! ».
Petit condensé proposé avant lecture complète de nos réflexions : outre une approche plutôt bien partagée (ouf, c’est heureux !) de la vison centrale de la culture dans un programme politique tel que celui du Front de Gauche et l’approche transversale qui caractérise notre projet, s’il fallait faire remonter trois points originaux et saillants à la réflexion nationale, nous retiendrons ceux-là :
1. nécessité pour l’ensemble des élus (politiques, syndicaux, associatifs… ), les organisation syndicales en particulier, de se réapproprier la dimension culturelle dans l’action quotidienne, à travers les commissions municipales, régionales, et bien sûr dans les Comités d’Entreprise par exemple, dans l’esprit de l’éducation populaire chère au programme du CNR : redonner l’envie de découverte, d’émancipation, de réflexion, d’investissement dans et par le partage et l’échange…
2. Promouvoir la création, l’innovation, le soutien aux lieux inscrits dans les territoires de proximité qui facilitent le dialogue, l’échange, la diversité… Il faut des lieux d’excellence qui font partie du patrimoine et doivent à ce titre relever d’une réflexion, d’une volonté et d’une réappropriation citoyennes ; cependant, la répartition des richesses doit se faire aussi dans le milieu des arts et de la culture…
3. les artistes ne sont pas des travailleurs sociaux : sur ce point aussi leur statut doit être reconnu. Il y a des effets pervers des politiques urbaines dont il faut avoir conscience…
Plus un point 4 bien entendu ! l’éducation artistique fait partie de la formation de base du citoyen, il faut lui donner les moyens d’exister dans les écoles. Savoir « Lire, écrire, compter » ça ne suffit pas !
Et l'action continue avec une prochaine Assemblée sur la dette, le jeudi 2 février prochain !
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17.01.2012
"A votre santé, Messieurs les actionnaires !"
" A votre santé, messieurs les actionnaires : on ne veut plus de vous ! Votre règne est fini !"
Les salariées de Lejaby (site Rillieux dans le Rhône et Yssingeaux dans la Haute-Loire) se sont rassemblées ce midi dans la Cour des Voraces, haut lieu de la résistance des Canuts au 19ème siècle:
Comme annoncé dans la Presse, les Lejaby ont réussi leur « coup d’éclat » en se rassemblant massivement dans la cour des Voraces de la Croix-Rousse quelques heures avant que le Tribunal de Commerce de Lyon examine le dossier des repreneurs de leur entreprise, protestant contre le propriétaire actuel Palmers qui les a « tués ».
Les ouvrières de Lejaby tenaient à venir dans ce lieu d’histoire « parce que c’est un lieu qui – nous – relie à l’histoire des canuts et parce que nous voulons dénoncer la voracité des actionnaires ».
J’y ai représenté notre Collectif du Front de Gauche et notre présence a été relayée sur les ondes radio... J’ai salué en notre nom les représentantes syndicales de Lejaby, et Raymond Vacheron représentant la Fédération nationale CGT du Textile. Invitation au meeting du 7 février avec Jean-Luc Mélenchon à l'Espace Double Mixte de La Doua Villeurbanne relayée…
Reportage :
La « voracité » des actionnaires n’est plus à démontrer et continue de créer drame sur drame, désindustrialisation après désindustrialisation… de Veninov à Fralib: et il est quelque peu "amusant" de se souvenir de la « source » de ce nom « cour des voraces »…
« La société des Voraces composée de canuts apparaît en 1846. Il semble que son premier objectif visait à lutter contre une mesure à leurs yeux injuste, celle de diminuer de moitié le pot de vin lyonnais, plus d’un litre, pour le vendre à la bouteille de contenance moindre. »
Sur le site : http://canutdelacroixrousse.blogspot.com/2007/12/les-vora... de notre ami Robert LUC.
A votre santé, messieurs les actionnaires ! On ne veut plus de vous ! Votre règne est fini !
Accès à la déclaration de la CGT : Accroc de taille chez Lejaby.pdf
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13.01.2012
Ecoutes Collectives / 2
Compte-rendu rapide de l'écoute collective qui s'est déroulée hier soir au Rendez-Vous des Amis rue Richan sur la Croix-Rousse, Lyon 4ème :
"Belle réussite avec jusqu’à 25 personnes attentives à l’Ecoute Collective organisé rue Richan hier soir : « Jean-Luc sur la 2, nous au café pour en débattre ! ». Tous ont appréciés le punch du débat et les interventions pertinentes de Jean-Luc, toujours exprimées avec un ton pédago, sans être « chiant » pour autant, impertinent quand il faut, taquin, agréable et sans compromis. Certains ont trouvé les premières 20 mn de l’émission consacré en gros à « Mr Mélenchon, qui êtes vous ? » un peu longuette, mais le vif des propositions du Front de Gauche n’allait pas tardé ! Quand Jean-Luc exprime son souhait de faire son premier voyage en Algérie si il était élu, surprise et enthousiasme de la salle ! Les participants à la soirée ont laissé leurs coordonnées, des bouquins achetés : rendez-vous ont été pris pour nos prochaines initiatives : le 24 janvier à Agend’arts, le 2 février à la Maison des Associations de la Croix-Rousse, et le 7 au Double-Mixte de La Doua Villeurbanne pour le meeting régional avec Jean-Luc Mélenchon !"
Compte-rendus complets des initiatives du Collectif Front de Gauche de Lyon Croix-Rousse et Lyon Centre sur son site in "mes Favoris". Ci-après diaporama :
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11.01.2012
AUX ECOUTES !
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22.12.2011
Le jeune Salah enfin libre
Le jeune Salah Hamouri, emprisonné depuis maintenant 7 ans suite à la décision parfaitement arbitraire d'un tribunal militaire israëlien, a enfin été libéré dimanche dernier 18 décembre 2011. Manifestement, cela ne plait pas à tout le monde... Partie prenante de son Comité de parainage depuis 2008, alors que j'étais Conseiller Régional, je vous renvoie à son site http://www.salah-hamouri.fr/ et, tout en me réjouissant de sa sortie des geoles militaires israéliennes, je me fais l'écho ici du chemin qu'il reste à parcourir pour que Salah soit vraiment libre, tout comme son peuple, le peuple palestinien.
(les photos, c'est cadeaux des camarades du Front de Gauche de Paris 15ème !)
Prise de position de Jean-Claude Lefort, Président du Comité national de soutien :
Nous avons bien inspirés, en écrivant dans le dernier communiqué publié saluant la libération de Salah, que désormais nous le mettions « sous la protection de son Comité de soutien et aussi de l’opinion publique.»
En effet, voici qu’aujourd’hui mardi, deux jours après sa libération, certains médias israéliens – aussitôt repris sans la moindre vérification par Richard Prasquier, le président du CRIF – affirment dans un « tam-tam » assourdissant que Salah aurait déclaré à des journalistes de l’agence Reuters que « Le rabbin Yossef Ovadia mérite la mort. »
Naturellement Salah n’a jamais dit ni pensé cela. Il a fait d’ailleurs une mise au point immédiatement en ce sens. Mais non seulement lui, mais les journalistes de l’agence « Reuters » qui l’ont interviewé, démentent aussi, enregistrement à l’appui, les propos attribués à Salah.
N’empêche : voici que la haine se répand immédiatement contre Salah et contre sa famille. Un site publie un pamphlet odieux où il est indiqué : « Denise Hamouri peu être fière d’avoir mis au monde un assassin. » Il continue en écrivant : « Pour bien des Israéliens c’est Hamouri qui mérite de mourir. » Et Richard Prasquier, une nouvelle fois, apporte de l’eau sale à ce moulin…
Nous en appelons donc aux autorités françaises car ces campagnes de haine sont dangereuses. Elles peuvent atteindre gravement à l’intégrité de Salah et de sa famille. Nous leur demandons formellement de prendre toutes les mesures qui s’imposent en pareilles circonstances. Nous demandons aussi solennellement à Richard Prasquier de démentir immédiatement et en personne les propos qu’il a repris à son compte et de s’excuser, sous peine d’encourir les rigueurs de la loi qui sont particulièrement nettes et fermes en matière d’incitation…
Salah est libéré mais ce n’est pas du goût de tous.
Contre ces fauteurs de haine et de troubles, sinon plus, restons unis et vigilants.
Le combat pour la vérité est de même nature que celui pour la liberté. C’est le combat pour la vie.
Paris, le 20 décembre 2011. 15h30

Interview de Salah Hamouri, réalisé en exclusivité pour Avant Garde, le mensuel du Mouvement des Jeunes Communistes de France : le jeune franco-palestinien tout juste sorti de prison revient sur son incarcération, son combat avec les prisonniers politiques palestiniens et celui de tout un peuple pour vivre dans la paix et la liberté.
Quel est ton état d’esprit maintenant que tu es sorti de prison ? Quels sont tes projets pour les jours et années à venir ?
J’ai le sentiment de la liberté, c’est un sentiment extraordinaire. Je ne peux pas l’exprimer avec des mots parce que c’est vraiment une chose extraordinaire. J’ai beaucoup de choses à dire aux gens qui m’ont soutenu et aussi aux jeunes communistes qui étaient avec moi pendant cette détention. La liberté est je crois un droit pour chacun d’entre nous. A chaque personne privée de liberté, je lui souhaite de recevoir le soutien que j’ai reçu.
Mes projets pour les prochains jours, c’est de rester avec ma famille et mes amis. Je n’ai pas le droit de quitter la Palestine pendant les trois prochains mois. Après cette date, je vais essayer de venir en France pour rencontrer tous les gens qui étaient avec moi pendant cette détention.
Ensuite je reviendrai pour reprendre mes études en sciences politiques à l’université et chercher du travail. J’aimerais bien que ce travail se fasse avec les Français avec qui on a lutté ensemble.
Peux-tu nous parler des conditions de détention et des combats menés par les prisonniers ?
Les circonstances d’emprisonnement des prisonniers politiques sont appliquées par un gouvernement qui vise toute la vie Palestinienne et surtout les prisonniers. Ces dernières années, il y a eu beaucoup de restrictions sur les conditions de vie des prisonniers. Il nous était interdit de recevoir des livres pendant deux ans ou de suivre des études par correspondance. Beaucoup de prisonniers sont isolés mais il y aussi des jeunes et des enfants Palestiniens détenus dans les prisons qui ont une vie très difficile.
Alors suite à ces attaques contre nos conditions de vie, on a décidé, nous les prisonniers, de planifier une grève de la faim pour arrêter ces attaques contre nous, récupérer les droits qui nous ont été pris et surtout mettre fin à l’isolement des prisonniers politiques. Cette grève de la faim a duré 20 jours et on est arrivés à un accord avec l’administration de la prison qui a dit que cet accord serait appliqué pendant trois mois, mais pour le moment, rien n’est appliqué. Si l’administration n’applique ces accords, les prisonniers reprendront la grève de la faim.
Il y a également des restrictions sur les visites des familles. Normalement je recevais des visites tous les 15 jours, mais certains prisonniers de la Bande de Gaza n’ont pas reçu de visites depuis plus de 10 ans. Depuis 2006 (enlèvement de G.Shalit), aucune famille de la Bande de Gaza n’a pu visiter leur fils dans les prisons. Des prisonniers de Cisjordanie sont également privés de visites, toujours sous un prétexte sécuritaire alors que nos visites se déroulent derrière une vitre, avec un téléphone qu’ils écoutent. Ce n’est pas un moyen de domination sur les prisons mais c’est un moyen de destruction de la vie des prisonniers.
Quelle est ta vision de la situation politique en Palestine, notamment dans le contexte d’adhésion à l’ONU ?
Nous sommes un peuple sous occupation, un peuple qui a le droit à la résistance, et ces droits sont reconnus au niveau international : le retour des réfugiés, un état Palestinien sur les frontières du 4 juin 1967 sont des décisions prises par les Nations Unies et qu’Israël refuse toujours d’appliquer.
En ce qui concerne la politique Palestinienne, nos dirigeants doivent en finir avec cette division politique entre les deux grands partis Palestiniens – le Fatah et le Hamas – parce que cette division-là est un cadeau pour l’occupant, pour continuer à réprimer notre peuple. Cette réconciliation doit prendre place le plus vite possible et permettre de reconstruire l’OLP - Organisation de Libération de la Palestine qui rassemble de nombreux partis palestiniens – sur des bases démocratiques pour qu’elle puisse contenir tous les partis palestiniens nationaux et islamistes et qu’elle reste ainsi le représentant du peuple Palestinien partout dans le monde. Nous devons arriver à un programme commun de tous les partis pour avancer vers notre but, pour la liberté, l’indépendance et le retour des réfugiés.
La demande de reconnaissance de la Palestine aux Nations Unies est la réponse directe à l’échec de la compromission d’Oslo. Personnellement, j’ai toujours appelé à arrêter les négociations qui offrent le minimum au peuple Palestinien, tellement l’équilibre des forces est en faveur de l’occupation. Cette demande d’entrer aux Nations unies est une demande légitime, une demande qui doit être soutenue par tous les pays et surtout par la France. Nous, comme tous les peuples du monde, avons bien le droit de vivre en liberté, sans occupation et sans répression.
Que les jeunes communistes de France continuent là bas, moi ici avec mes camarades, notre projet collectif, notre lutte commune pour notre but et leur but humain, pour la justice sociale et la liberté. Je veux les remercier, au nom des prisonniers palestiniens, au nom de ma famille et en mon nom pour l’immense soutien que j’ai reçu de leur part. Leur soutien pendant ma détention était le pont d’espoir qui m’a soutenu moralement et psychologiquement, qui m’a aidé à continuer cette lutte contre toutes les difficultés de la prison.
Entretien réalisé par Elsa Lefort
08:41 Publié dans 35. Chroniques d'ici et d'ailleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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